Monaco Run passe entre les gouttes

Le port Hercule a à nouveau accueilli le Monaco Run qui a connu cette année sa 8e édition. Une édition pluvieuse mais qui n'a pas empêché un peu plus de 800 coureurs de venir défier les éléments.

A voir l'état du ciel en se levant le matin, nombre de coureurs ont dû se poser la question. "J'y vais ou j'y vais pas ?" Et l'interrogation était légitime. Car une fois sur le bitume monégasque, les runners ont vu s'abattre sur eux une pluie diluvienne. Et si l'on en croit Didier Boinon, le directeur de l'événement, le temps n'a pas eu un impact si négatif que ça, tout du moins au dernier moment. "On a plus perdu de monde sur les inscriptions qui se font lors des derniers jours avant la course qu'en terme de personnes inscrites qui ne sont pas venues." 

Si l'on jette un œil aux chiffres, ils sont d'ailleurs plus qu'honorables, compte tenu de cette fichue météo. 915 inscrits, 772 partants et seulement 6 abandons. Des stats auxquelles il faut ajouter les 28 équipes de relais, soit 56 personnes de plus. Sans oublier la centaine de participants à la marche Pink Ribbon, qui se lance une fois le Run achevé.

Man 6508

Anniversaire pluvieux

Alors que les manifestations comme le Monaco Run se distinguent autant par leur parcours que par les à-côtés mis en place avant et après la course, la version 2018 du 10 km de la Fédération Monégasque d'Athlétisme n'a pas pu proposer autant que d'habitude à ses fidèles et nouveaux venus. "Le principal souci qu'on a eu est par rapport aux animations qu'on devait faire. Les gens n'ont pas pu en profiter. L'échauffement d'avant n'a pas eu lieu et ce qu'on avait prévu avec Cloclo ne s'est pas déroulé comme on le souhaitait", a regretté le directeur de la course. 

Car, le Monaco Run ayant lieu le 11 mars, date anniversaire de la mort de Claude François, l'organisation avait prévu un chanteur et deux clodettes qui devaient animer la matinée à travers les chansons de l'ancienne idole. "Mais il n'a pu faire qu'une représentation vu ce qu'il tombait", concède Didier Boinon. Et surtout, l'instant de partage en fin de course, "lors du ravitaillement d'arrivée, personne n'a réellement pu en profiter." 

Organisation au top

Cependant, malgré la pluie, celui qui est également entraîneur à l'AS Monaco athlétisme dresse un bilan positif d'un point de vue organisationnel. "Paradoxalement, ça a été une des années les plus faciles. On avait opté pour des tentes en dur sur le port en installant l'expo directement ici, pour avoir deux jours d'activité sur place (au lieu de commencer au stade et tout déménager ensuite sur le port), ça nous a sauvé le dimanche." Et tire également un coup de chapeau à ses équipes qui ont assuré malgré le déluge. 

Man 6641

Car sans eux, la manifestation ne pourrait pas avoir lieu. Avec 150 bénévoles mobilisés, dont près d'un tiers issus du club, il leur a fallu tenir bon jusqu'à la fin de la course. Et les plus exposés étaient notamment ceux qui s'occupaient du ravitaillement au kilomètre 5. "Ils sont restés très longtemps sous l'eau, ça a vraiment été dur pour eux car ils doivent se mettre en place vers 8 h 30, avant qu'on ne ferme le parcours aux véhicules et ils y restent jusqu'à 10 h 30." Distribuant au passage bouteilles d'eau et de quoi reprendre des forces aux centaines de coureurs qui passent devant eux. "Chaque personne qui vient a un rôle essentiel et ça représente beaucoup de communication en amont pour expliquer ce qu'on attend de chacun à l'endroit où il va être posté. Très peu n'ont pas pu venir au dernier moment à cause des intempéries, mais on a réussi à gérer cela sans stress." 

Temps de saison

Fidèle à ses habitudes, l'organisation se refuse toujours à inviter des coureurs de très haut niveau, évoluant le plus souvent sur des courses élites. Ce sont donc les runners qui décident de leur propre chef de venir participer au Monaco Run. Et malgré l'absence, à nouveau, de la Riviera Classic (Vintimille-Monaco), il y avait tout de même des sportifs de bon niveau sur l'évènement. Troisième l'an dernier, Karim Tahri s'est imposé en patron cette année. Le licencié du NCAA (Nice Côte d'Azur Athlétisme) a parcouru les 10 km du tracé en 31'14, ce qui, compte-tenu des conditions, place son niveau réel "sous les 31 minutes par temps sec", glisse Didier Boinon.

Man 6727

 Quentin Chiai, des carabiniers du Prince et habitué des podiums ces derniers mois, prend la deuxième place en 31'47. La boîte est complétée par Jacopo Boscarini (31'51). Chez ces dames, c'est Mathilde Gauthier qui s'est imposée (37'03) devant Anna Katarzyna Stankiewicz (39'34) et Adrianna Di Guisto (39'42), sociétaire de l'AS Monaco. Le Herculis Relay (3+7 km) comptait quant à lui 28 équipes. Si le Team Intermarché l'a emporté (33'30) devant une équipe du Stade Laurentin (37'32) et une des Carabiniers du Prince (37'51), il faut aussi noter la performance de Paula Radcliffe qui courait avec sa fille (5e en 41'10, première équipe féminine). 

Publié le

Vous aimez cet article, partagez-le :

   
Photos