Les records sont tombés à Louis-II !

Pour la 31e édition du meeting, 10 courses ont été disputées et 6 meilleures performances mondiales ont été améliorées. Mais l’évènement de la soirée est le nouveau record du monde de Béatrice Chepkoech sur 3000 m steeple.

Les spectateurs ont eu des étoiles plein les yeux durant cette soirée monégasque. Sur le papier, la course du 3000 m steeple féminin semblait équilibrée. Sur la piste, il en a été tout autrement. Une athlète a sans doute écrit la plus belle page de sa carrière au stade Louis-II. Son nom ? Beatrice Chepkoech. Elle n’avait jamais fait mieux qu’une 4e place lors des JO de Rio et des Mondiaux de Londres. Mais ce 20 juillet 2018 était à marquer d’une pierre blanche. Auteure d’un départ canon, elle a maintenu une allure très soutenue pendant les 3 kilomètres de course. 

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Les tours s’enchaînaient et le record du monde était toujours d’actualité. Et pourtant, il n’était pas si vieux que ça. Il y a deux ans, Ruth Jebet avait réalisé 8’52’’78 à Paris. Lors des derniers 400 m, la foule a senti qu’il allait se passer quelque chose. Alors les encouragements ont continué et tout le monde a explosé de joie lorsque Béatrice Chepkoech a franchi la ligne. 8’44’’32. C’est le nouveau record du monde du 3000 m steeple. La Kényane avait pourtant couru 8’59’’36 cette année, mais désormais c’est un chrono plus intéressant qu’elle pourra étrenner.

Débuts tranquilles

Bien avant ce coup de tonnerre, la soirée avait commencé en douceur avec le 400 m féminin. Si Shaunae Miller-Uibo (MPM à 49’’52) était la grande favorite, Phyllis Francis (championne olympique) ou Salwa Eid Nasser avaient une carte à jouer. Dès le départ, Miller-Uibo a mis tout le monde d’accord et a remonté ses adversaires pour terminer la course en trombe. La Bahaméenne s’est imposée en 48’’97, nouveau record de la Diamond League, du meeting et meilleure performance mondiale de l’année. Salwa Eid Nasser a terminé à la deuxième place (49’’08) et a amélioré son record personnel.

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Herculis devait être la confirmation de la domination ivoirienne sur le 100 m féminin. Et une nouvelle fois, c’est Marie-Josée Ta Lou, déjà vainqueure à Doha, Eugene et Lausanne, qui s’est de nouveau imposée en 10’’90. Elle s’est rapprochée doucement de sa MPM (10’’85). Les autres concurrentes n’ont pas réussi à passer sous les 11’’. Murielle Ahouré, 2e mondiale, a terminé derrière sa compatriote (11’’01) et Elaine Thompson, championne olympique, a complété le podium (11’’02). La contre-performance est venue de Dafne Schippers (5e en 11’’12), qui ne s’est pas rassurée à 15 jours des Europe de Berlin.

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Elle a une nouvelle fois prouvé qu’elle était la reine de la discipline. Sur 800 m, Caster Semenya a de nouveau mis tout le monde d’accord en s’imposant facilement en 1’54’’60 (record du meeting). La Sud-Africaine s’est encore rapprochée de la meilleure marque de tous les temps. La satisfaction vient de la Française Renelle Lamote, qui n’avait plus couru depuis 2 ans. Elle a signé son meilleur temps en 2018 (1’58’’83) et s’est idéalement préparée pour Berlin.

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