Hugues Lelièvre (directeur de course sur le marathon Nice-Cannes) : "Les bénévoles sont indispensables"

Hugues Lelièvre, directeur de course sur le marathon Nice-Cannes revient pour Code Sport 06 sur l'édition 2014, et l'importance des bénévoles sur l'évènement.

Comment s'est passée l'édition 2014 ?

Très bien, malgré des conditions moyennes encore une fois. C'était un peu mieux que l'an dernier. Il y a le record de participation (14 100 inscrits, NDLR), nous n'avons pas eu de problèmes majeurs donc tout baigne.

Y-a-t-il eu des problèmes au niveau de l'organisation ?

Il y en a toujours, mais on fait en sorte de les résoudre et que ça ne se voit pas le jour J. On a eu quelques soucis,  mais on apprend à les anticiper aussi. On essaye de prévoir les éventuels problèmes et de les éviter. Cette année, il n'y en a pas eu énormément, hormis quelques petits soucis sur les ravitaillements, mais ça s'est réglé assez facilement.

La course s'est bien déroulée ? Pas de problèmes majeurs pour les participants ?

Pour l'instant ça va, rien ne m'est encore remonté à ce niveau là (interview réalisée après 4h de course, il restait encore 2h aux coureurs pour la terminer,NDLR ). J'étais en tête de course, tout se passait bien. Et en général, si la tête de course passe, tout passe (sourires). 

Et la météo ?

On craint plus le vent que la pluie. L'an dernier, il y avait beaucoup de vent, avec des rafales à 110 km/heure, c'était vraiment désagréable. Pour les coureurs comme pour nous ou les bénévoles. Du coup ils viennent moins. Mais la pluie est moins dérangeante, pour nous et pour les coureurs, parce que ça les rafraîchit aussi.

Un mot sur les bénévoles ?

Merci ! On tourne avec 1 600 bénévoles, et ils sont indispensables, que ce soit pour la sécurité du parcours, les ravitaillements, les mises en place. Il y a aussi des bénévoles "plus plus", ce sont souvent des copains qui viennent nous aider. C'est un très gros boulot à accomplir. On a un vrai noyau de fidèles qui sont toujours là, qui ont la compétence et savent ce qu'ils doivent faire. Sur les 1 600 bénévoles qu'on prend, il y en a 1 000 qui sont là tous les ans. Ce qu'il y a de bien avec eux, c'est qu'ils savent ce qu'ils ont à faire, et s'il y a un problème, ils savent le gérer et prendre les décisions qu'il faut. On est très bien entouré et je pense que c'est aussi ce qui fait la force du marathon. Et au final, ce sont souvent des copains, des gens qu'on voit toute l'année, et qui sont contents de venir donner un coup de main.

En tant que directeur de course, quelle est la difficulté principale ?

C'est de réussir à "driver" tout ce petit monde. On a ces personnes qui ont la compétence, mais il faut quand même leur dire quoi faire. On est vraiment 3-4 à avoir les infos, et il faut que ces personnes-là réussissent à faire passer les consignes aux 1 600 autres. Ce n'est pas évident, parce qu'il faut aussi rester disponible, que ce soit pour les partenaires ou les prestataires qui viennent nous voir, pour les officiels, etc. L'emploi du temps, surtout la semaine de l'évènement n'est pas évident, parce qu'on a tendance à vite rester dans sa bulle, réfléchir à ce qu'il y a à faire, alors qu'il faut aussi réussir à garder du temps et la tête bien claire.

Que peut-on souhaiter pour l'édition 2015 ?

Je pense qu'on battra les records en relais à 6 et à 2, et j'aimerais bien qu'on se rapproche des 10 000 sur le marathon. Et du soleil aussi, ce serait pas mal, parce que ça fait deux ans qu'on a un temps délicat (rires).  

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