Course de noël : Ça court toujours à Noël

Le 11 décembre prochain, la course de Noël prendra à nouveau possession des rues de la Principauté. Si l'édition précédente n'a pas battu le record de participation établi en 2014, les organisateurs se verraient bien le faire cette année. En tout cas, ils ont prévu les dossards pour.

Elle va donc souffler ses 22 bougies cette année. Elle, c'est la course de Noël qui est organisée par l'Association Sportive de la Sûreté Publique (ASSP) et qui aura lieu cette année le 11 décembre prochain. Dernier événement sportif de l'année civile avant l'une des fêtes préférées des enfants, cette course a su s'implanter dans le paysage grâce à un parcours atypique et une renommée grandissante. Une chose qui s'est à nouveau vérifiée l'an dernier avec un nombre de participants se rapprochant du record établi en 2014 (1900 contre 2100).

"A l'époque, il n'avait pas neigé donc personne ne partait skier, aucune course n'avait été organisée en même temps que la nôtre, il faisait beau et bon, tous les éléments nous étaient favorables. D'autant plus que la course qui nous précédait dans le calendrier avait été supprimée, donc tout le monde s'était rabattu chez nous", note Philippe Espallargas, président de l'ASSP.

Parcours

"L'an dernier, on n'était pas loin des 2 000 participants. Cette année le parcours sera le même qu'en 2015, on passera deux fois par le tunnel de la nouvelle digue et on n'ira plus vers le Grimaldi Forum. On fera le parcours de Formule 1 et deux fois la boucle vers la nouvelle digue, la rue Grimaldi et la vieille ville. Le départ se fait toujours au même endroit que celui de la F1." Un point important car selon le président, c'est aussi et surtout ce parcours qui fait la force de cet événement sportif. 

Capture D Ecran 2016 12 07 A 09 30 47

"Ce tracé, c'est ce qui fait le charme de cette course. Il y a tous les éléments de la carte postale plus le parcours de F1", rappelle Espallargas. Au niveau de la formule, il n'y aura pas de changement majeur, les différents challenges étant toujours présents. "Dans le 10 km, il y a plusieurs challenges qu'on a mis en place, comme celui des uniformes, qui concerne les douanes, la police, l'armée ou les pompiers, mais aussi celui des clubs ou des sociétés monégasques. On additionne les 3 meilleurs temps de ces équipes pour déterminer le classement. Et comme depuis qu'on l'a lancé il y a 5 ou 6 ans, le challenge des nationaux, qui ne concerne que les Monégasques, sera bien là lui aussi", annonce Philippe Espallargas. 

Ne pas changer une formule qui gagne, c'est aussi une assurance pour rester sur la voie du succès. D'autant que le président de l'ASSP a des objectifs pour sa course de Noël. "On souhaite augmenter très nettement l'affluence de la course. Mais c'est une question d'argent. Il nous faut des sponsors, car grâce à cela, on pourra augmenter nos primes et les cadeaux de la tombola."

Organisation

Comme souvent, le nerf de la guerre reste l'argent. Heureusement, Philippe Espallargas peut s'appuyer sur une centaine de bénévoles chaque année. "Ce sont des gens de Monaco et des environs. Pour moitié, ce sont des connaissances personnelles et pour l'autre ce sont des personnes qui participent aux événements du coin, souvent des retraités qui viennent donner un coup de main le jour de la course. On organise un repas pour eux à la fin de l'événement, on essaie de rester proche d'eux parce que sans les bénévoles, il n'y a pas de course." Car pour l'organiser, il faut 60 000 euros à l'ASSP, dont la moitié "doit être trouvée chez des sponsors. On essaie de les fidéliser sur 2-3 ans, mais ça reste compliqué", regrette le président. 

Capture D Ecran 2016 12 07 A 09 29 12

Cette difficulté à trouver des moyens financiers pèse donc sur le rendement des 10 km, notamment pour faire venir des coureurs de renom. "Les cadors ne se déplacent pas mais les primes intéressent quand même les pointures locales", précise Philippe Espallargas. Et au-delà de l'aspect financier, l'autre problème pour faire venir des noms est celui de la distance. "Ça bouge un peu chaque année", note le président. Bien souvent, le parcours est soumis aux aléas des travaux et intempéries, ce qui peut jouer sur la distance.

"Le kilométrage est notre plus grosse difficulté. On veut bénéficier d'un mesurage officiel, donc il faut faire fi des travaux de fin d'année. Une fois par exemple, il y a un feu à l'Hôtel de Paris. Les pompiers l'ont maîtrisé 15 minutes avant le début de la course. Heureusement, parce que sinon on aurait dû refaire le tracé, déplacer les bénévoles… Jusqu'au dernier moment, on tremble", détaille le boss de l'ASSP. Avec 2 300 dossards prévus pour cette année, Philippe Espallargas espère donc avoir plus de monde que l'an dernier. Avant de, peut-être, mener à bien un nouveau projet pour son Giru. "Dans les années à venir, l'idée est de faire la course sur 2 jours, avec le samedi des courses pour les familles par exemple."

Publié le

Vous aimez cet article, partagez-le :

   
Photos