Les petits au centre du monde

Yvette Lambin-Berti : "Une délégation engagée et combative"

La veille de la clôture des Jeux, tous les Monégasques se sont retrouvés à leur hôtel pour un grand repas commun. Juste avant de s’exprimer devant l’assemblée, Yvette Lambin-Berti, secrétaire générale du COM, a fait le point sur la semaine luxembourgeoise. Elle a également abordé la question du sport de haut niveau en Principauté et s’est projetée vers la prochaine édition des Jeux, en Islande.

Quel bilan dressez-vous de cette quinzième édition ?

Le bilan est particulièrement positif. Les incertitudes n’ont pas duré longtemps : une journée avant la fin des Jeux, nous avions déjà égalé ce que nous avions fait au Liechtenstein, il y a deux ans. Nous avons eu une délégation engagée, combative, ayant fait preuve de beaucoup de camaraderie. Tout le monde a essayé d’aller encourager les autres disciplines. Cela dénote un esprit olympique. 

Avez-vous apprécié les efforts faits par le Luxembourg pour organiser ces Jeux ? 

Oui, le centre Coque, qui est un peu similaire à notre Louis-II, mais en plus grand, a facilité la mobilité des athlètes. C’était très agréable de pouvoir suivre plusieurs sports dans un même lieu. Lors de notre première venue pour les JPEE, en 1995, ce centre n’était pas encore aussi complet. 

On peut donc parler d’un "effet JPEE" ? 

Les Jeux des petits États permettent toujours d’améliorer les structures, que ce soit pour la pratique du sport de haut niveau ou du sport pour tous. Ils créent aussi une vraie dynamique sportive, car les enjeux ne sont pas négligeables. À Monaco, en 2007, nous avons pu créer de manière durable un terrain de beach volley. 

Participer à une telle compétition, c’est aussi un moyen d’occuper une plus grande place sur la scène internationale… 

C’est une évidence. Avant chaque édition, nous nous retrouvons en assemblée générale et nous discutons de cela avec les autres représentants des Comités olympiques nationaux. Nous avons proposé une résolution pour que les petits États s’engagent à développer encore le sport sur leur territoire et qu’ils fassent corps pour avoir plus de poids au niveau international. Depuis que les JPEE existent, nous sommes identifiés comme un groupe. C’est un support de crédibilité. 

Aux J.O, est-ce complexe d’avoir la même crédibilité quand on dispose d’un vivier d’athlètes monégasques forcément limité en quantité ? 

Aux Jeux olympiques, nous avons réussi à avoir des athlètes engagés dans des disciplines nouvelles, on voit que les sportifs monégasques sont en progression. Il n’y a pas que des participations en athlétisme ou en natation, où nous sommes certains de pouvoir engager un athlète au nom de l’universalité. 

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