Or et Bronze pour les monégasques au pistolet !

Ils étaient 4 en lice aujourd'hui sur le tir au pistolet à 10 mètres. Parmi eux, deux ont décroché une médaille, dont la première en or de la délégation monégasque cette année, grâce à Boris Jeremenko. Chez les femmes, c'est Carine Canestrelli qui a réussi à monter sur la troisième marche du podium. Voici leurs réactions suite à leur médaille.


Boris JeremenkoBoris Jeremenko a remporté l'or au tir au pistolet à 10 mètres. Après une bonne série de qualifications, il a su maintenir le cap pour monter sur la plus haute marche du podium. Avec en point d'orgue son tir à 10,9 points, le maximum que l'on peut faire dans cette discipline.

Quel est votre ressenti après cette première médaille ? 

C'est ma deuxième participation, et cette médaille d’or, c’est quelque chose de très plaisant, de très réjouissant. Je ne m’attendais pas du tout à pouvoir reproduire ce résultat aujourd’hui. Mes qualifications (1er position) m’ont donné un surplus de motivation. Je réalise une finale avec des hauts et des bas, mais ça a été la même chose pour tout le monde et je réussis à faire la différence, notamment sur ce fameux 10,9, qui est le tir le plus haut possible au pistolet. 

Ce point qui vous permet de vous envoler vers le titre ?

Ça m’a permis de conforter mon podium, et la première place s’est confirmée par la suite.

Psychologiquement, cela a-t-il mis un coup à vos adversaires ?

Pour les autres et pour moi aussi parce qu'après ça il faut savoir relever le bras et reproduire cela. C’est d’ailleurs la base du tir, reproduire cette perfection. Mais c’est difficile d’enchaîner après un tir comme ça. C’est le genre de plomb qu’on prend en photo à l’entraînement.

Vous êtes d’apparence très calme, comment avez-vous réussi à masquer votre stress ?

Il y a peut être un tempérament de base comme cela chez moi. Après il faut masquer le plus possible, il faut réussir à montrer qu’on n’est pas stressé, certaines personnes lèvent le bras plus tôt que d’autres, d’autres tirent en seconde visée. On travaille cela à l’entraînement, mais il faut aussi ne pas s’enflammer.


Carine CanestrelliSi l'un sait masquer ses émotions, la petite nouvelle dans l'aventure, elle, a plus de mal. Avec seulement 6 mois de tir derrière elle, Carine Canestrelli a réussi à enlever le bronze après avoir fait la course en tête plusieurs tirs durant. 

Quel est votre ressenti sur cette médaille ?

Je me sens vidée, je n’ai plus rien, mais je suis très heureuse.

On vous a senti stressée ? 

Un peu ce matin, mais surtout cet après-midi. Je n’ai jamais autant tremblé que ça, j’avais l’impression que mon coeur allait jaillir de ma poitrine, mais finalement, je n’ai pas si mal tiré avec le stress qu’il y avait. Je suis très contente.

D’autant que c’est une première pour vous…

Oui c’est surtout beaucoup d’honneur de pouvoir représenter la Principauté. 

Comment vous sentez-vous ?

Heureuse, bien, ce sont quelques mois d’entraînements qui payent. Je ne m’attendais pas à réussir quelque chose comme ça parce que j’ai un souci avec la gestion du stress et je me suis dis, "je vais y aller, je vais faire ce que je sais faire de mieux et on verra". 

Tout ce stress ne vous a-t-il pas aidé au final ?

C’est possible. (rires). Mais ce n’est pas agréable à vivre.


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