Le doublé pour le beach !

Les beachers, hommes et femmes, ont signé une médaille de bronze dans leur catégorie respective. Une confirmation pour les filles, déjà en bronze en Islande il y a deux ans, et un aboutissement pour les garçons qui n'avaient jamais été distingués jusque-là.

D'un côté, il y avait un objectif de médaille clairement affiché. De l'autre, l'envie de faire au mieux et d'aller le plus haut possible. Au final, le beach-volley revient avec deux breloques au bercail. 

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La consécration d'un travail de longue haleine, notamment chez les garçons, et la confirmation d'une belle complémentarité chez les filles, après leur médaille, déjà en bronze, il y a deux ans dans le froid islandais.

Un duo tout sourire

Leur paire a été formée en vue des Jeux des Petits Etats d'Europe d'il y a deux ans. Magalie Muratore et Caroline Revel Chion avaient alors créé une petite surprise en glanant la 3e place synonyme de bronze. On les attendait donc cette année au même niveau, voire un peu plus haut, leur volonté de faire une médaille à nouveau étant l'objectif affiché.

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Et la mission a été accomplie. Malgré une entrée en matière un tantinet délicate, la faute au stress d'un début de compétition, les beacheuses monégasques ont ensuite su jouer juste et appliquer les plans de jeu de leur coach, Eva Hamzaoui-Biton, nommée cette année. 

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Pour la coach, chez les filles, comme chez les garçons d'ailleurs, c'est l'envie et l'état d'esprit qui ont avant tout fait la différence. "On a été très forte, on a su gagner les matches qu'on devait remporter, soit les équipes à notre portée. On a su aborder ces parties avec une grande autorité et une grande détermination et une justesse dans la façon de gérer notre émotion car ce type de compétition est un gros moment de stress."  

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Si les filles étaient très heureuses de cette nouvelle médaille, leur coach pensait tout de même que l'argent, voire l'or, étaient possibles. "Ce qui a moins bien marché, c'est ce bonus qu'on aurait pu arracher en allant chercher une médaille d'or ou d'argent. On avait les armes pour le faire, mais on a eu un problème de lucidité dans le money time. Pour l'argent, c'était une équipe avec une grande confiance en elle et on a eu un esprit combatif hors du commun. Cette semaine est extrêmement positive.

Grande première pour les garçons

Il suffisait de voir leur joie et leur communion avec un public venu en masse les soutenir en fin de match pour comprendre à quel point ils étaient heureux de cette médaille d'or. Pour le badaud qui passait par là, on aurait même pu penser qu'ils venaient de décrocher l'or. 

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Mais c'est bien une médaille de bronze que Michael Chamy et Franck Gopcevic ont décroché hier après un match dantesque en 3 sets face au Luxembourg. "On ne réalise pas vraiment", lâchait d'ailleurs le numéro 1 peu avant la cérémonie de remise des médailles, tandis que son partenaire n'arrivait pas "à (me) rappeler des derniers points", alors que le match s'était terminé quelques minutes plus tôt, dans une communion totale avec le public. "J'ai rarement vu autant de monde sur le beach, sans eux, on n'y serait sans doute pas arrivé", glissait Gopcevic après la rencontre.

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Une médaille qui vient à la fois récompenser un état d'esprit irréprochable et un travail mis en place depuis un bon moment déjà. "C'est un aboutissement de plein de choses, ce n'est pas descriptible parce que depuis le temps qu'on y participe en garçon et qu'on n'arrive pas à faire de médaille, c'est vraiment l'aboutissement de tout ça", déclarait d'ailleurs Franck Gopcevic. "On est loin de la paire stéréotypée qu'on trouve souvent en beach, mais on y a été avec nos armes et on l'a fait", expliquait de son côté Micheal Chamy.

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"Cette médaille est l'aboutissement, pour les garçons comme pour les filles, d'un travail en amont. Ils ont su se rendre disponible depuis de longs mois pour venir s'entraîner au Larvotto et sans ça, ces résultats n'auraient pas été possibles. Car la combativité et leur état d'esprit sont des ingrédients de leur réussite, mais le socle de tout ça, c'est le travail qu'ils ont fourni", analyse de son côté la coach Eva Hamzaoui-Biton. 

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Une combativité que leurs adversaires ont noté, comme ils nous l'ont expliqué. "On ne lâchait rien. Tant que le ballon n'est pas tombé, il y a toujours moyen de le jouer. Même les joueurs des autres équipes nous l'ont fait remarquer après nos matches. On gagne d'ailleurs nos deux matches importants comme ça, précise le duo. Et surtout, on doit beaucoup à notre coach qui a su nous prendre, a analysé les matches pour nous donner une marche à suivre.'" Deux matches, l'un contre Chypre, en poule, qui leur ouvre la voie des demi-finales, et l'autre étant cette opposition au Luxembourg pour la 3e place. Une médaille de guerriers. Des médailles pour tout un groupe.

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