Sur les pistes d'enduro

L'enduro chez les grands

Si le choix leur est donné, c'est qu'en VTT, il existe différentes disciplines que l'on peut retrouver au club (voir encadré). Mais la force vive de la section se trouve du côté de l'enduro. Où là aussi, on veille à ne pas être trop nombreux. "On ne cherche pas à avoir un groupe énorme, sinon on ne pourrait pas se déplacer et défrayer tout le monde. On a choisi des jeunes qui avaient un bon esprit. C'est un groupe assez homogène où tout le monde s'entend bien", précise le responsable de l'enduro. 

En prenant part à différents types de compétitions, qu'elles soient régionales, nationales voire mondiales, les vététistes de l'UC Monaco avalent du kilomètre. Avec un objectif prioritaire, prendre du plaisir. "Nous les anciens, on n'attendait plus rien au niveau des performances. Donc on a monté un petit groupe pour faire découvrir la discipline, la faire pratiquer à des jeunes qui étaient motivés." Le club aide ainsi ses licenciés à prendre part à des courses dans une discipline où l'investissement peut s'avérer important. "C'est un sport mécanique, un vélo coûte entre 5 000 et 8 000 euros, les pneus reviennent cher, tout comme les courses", précise David Fiorini. 

S'ils se retrouvent essentiellement lors des compétitions, certains réussissent tout de même à faire des sorties ensemble, de quoi s'entraîner en vue des échéances qui les attendent. Car pour grandir dans la discipline, les pilotes doivent travailler sur différents points. Du foncier, tout d'abord, en roulant le plus possible, sur route comme en VTT. Du fractionné, ensuite, pour gagner en explosivité, les épreuves spéciales représentant un effort court et intense. 

Mais, au-delà de l'aspect vélo, il y a également tout ce qui touche au renforcement musculaire, permettant ainsi de mieux tenir sa bécane. "Cela aide le pilote à faire corps avec la machine pour la diriger de façon plus efficace. On encaisse aussi plus facilement les chocs, les sauts pour passer les obstacles de manière à ne pas perdre de vitesse", détaille David Fiorini. Et pour la partie technique, les pilotes du club peuvent compter sur leurs comparses pour recevoir analyses et conseils. "Les plus anciens apportent de l'expérience dans la gestion de course par exemple, ce que les plus jeunes n'ont pas, ou des subtilités de pilotage, quelques astuces, des petites choses au niveau des réglages, des trajectoires, etc", note David Fiorini. 

Et tout cela a plutôt bien marché avec quelques résultats intéressants, notamment pour Julie Duvert. Passée pro, la jeune fille est devenue l'une des références chez les dames en matière d'enduro. Côté garçon, certains licenciés ont pu prendre part à différentes compétitions, comme des manches de coupes de France ou à quelques étapes du World Enduro Series. Et s'il est une compétition que tous ont désormais en ligne de mire, c'est le championnat de France qui aura lieu en juin.

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Compétition nouvelle

C'est une première en France et pour la Fédération Française de Cyclisme (FFC). Car l'année 2018 marque l'arrivée d'une toute nouvelle compétition chez les vététistes avec ce championnat de France qui aura lieu les 23 et 24 juin à Allos. Un moyen, aussi, de combler le retard pris par l'Hexagone dans ce domaine. "La France était pionnière en la matière avec la naissance du circuit Enduro Series au milieu des années 2000. Et les autres pays européens décernent déjà des titres de champions nationaux depuis quelques années, ce qui n'était pas le cas chez nous jusqu'à présent", note David Fiorini. Car jusqu'alors, seule la coupe de France existait. 

Désormais, le vainqueur du championnat de France sera repérable par un maillot distinctif, comme cela peut se voir dans d'autres disciplines. Et ce championnat de France revêt d'autant plus d'importance qu'il entre dans les critères de reconnaissance des instances dirigeantes. Sur un terrain connu des licenciés de l'UCM, mais dont le tracé restera inconnu jusqu'à la veille de l'épreuve, l'ambition est forte dans les rangs Rouge et Blanc."Les membres de la section auront à cœur de perfomer sur cette course pour essayer de remporter un maillot de champion de France, reconnu par la FFC. D'autant que si l'un de nos coureurs rapporte ce maillot au club, cela représenterait une belle consécration pour la section, l'UCM et aurait aussi une saveur toute particulière pour nos dirigeants", note David Fiorini. Rendez-vous donc les 23 et 24 juin à Allos pour suivre les performances des Rouge et Blanc. 

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