Mona Ferry : passion chevaux

Mona Ferry participait cette année à son 4e Jumping International de Monaco. Cavalière émérite, la Monégasque a découvert très tôt sa passion pour les chevaux

Si elle affiche un visage concentré sur sa monture, c'est avec un grand sourire aux lèvres que la pétillante Mona Ferry nous accueillait peu avant la Pro-Am. Cette fidèle du Jumping s'apprêtait alors à prendre part pour la deuxième fois à cette compétition unique, avec toujours le même émerveillement dans les yeux. "C’est une chance", s’exclame la jeune femme. "En plus, cette année, ils m’ont mise dans les boxes avec les cavaliers professionnels. Je suis comme une enfant. Ça parle toutes les langues, c'est super, on ne s’en lasse pas !"

Img 8638

Comme beaucoup de cavaliers, c’est d’ailleurs toute jeune qu’elle a mis le pied à l’étrier. "J’ai commencé avec M. et Mme Puel (Claude Puel était alors joueur à l'AS Monaco). Ils m’ont emmenée faire du cheval à Sospel quand j’avais neuf ans. Et je n’ai jamais arrêté", se souvient la Monégasque de 31 ans. Son premier cheval, elle l'aura à 14 ans et depuis, elle enchaîne, avec le soutien inconditionnel de ses parents. Des épreuves cadets et juniors, aux concours nationaux et internationaux, en menant par la suite en parallèle ses études de droit à Nice et ses entraînements à Aix-en-Provence. "Il faut quand même avoir un bagage. Dans la vie, on ne sait pas ce qu'il peut se passer. Et les chevaux, on n’en vit pas forcément".

Une histoire de famille

Aujourd'hui, pourtant, la cavalière arpente encore les concours nationaux, dans la région, et les internationaux également "mais toujours au niveau amateur". Un point sur lequel insiste la jeune femme. Car, si comme tous les sportifs, Mona est animée par l'esprit de compétition, elle a fait le choix avant tout de faire de cette passion son mode de vie et son métier. Il y a 10 ans maintenant, elle a monté sa propre écurie, le haras de Monaco, où elle s'occupe de chevaux. Des siens, comme ceux des autres. "J'en ai une trentaine en pension et j'en possède 8, que j'ai fait naître pour la plupart. Je ne les ai pas achetés. Je les éduque, puis je commence les concours avec eux", souligne la cavalière. "C’est pour cela que je suis restée très amateur, parce que derrière les professionnels, souvent il y a un sponsor, un propriétaire. Ils montent le cheval pendant une saison, et s’il y a une offre, il est revendu. Ma jument, je l’ai faite naître, je ne la vendrai jamais". 

Img 8865

Sur la piste, la complicité de ce "vieux couple" est évidente. Un à un, elles enchaînent les obstacles avec une telle aisance qu'il est difficile de croire que sa monture, Thémis de Monaco, la petite-fille de son tout premier cheval de compétition qu'elle emmène sur toutes les compétitions, est borgne. "Et elle ne voit pas bien de son autre œil", précise Mona. "C’est sa particularité. Mais cela fait 10 ans que je l’ai, je la connais par cœur. Elle le vit bien, elle saute bien. Elle est très attentive à mes instructions du coup", confie celle qui, tout en continuant à s'occuper seule de sa structure, ambitionne aujourd'hui de passer son monitorat, mais aussi "peut-être de passer un petit cap en compet’ parce que là j’ai deux bons chevaux”. C’est tout le mal qu’on lui souhaite !

Publié le

Vous aimez cet article, partagez-le :

   
Photos