Graine de championne

Monégasque, Laura Gramaglia se prépare activement en vue d'obtenir sa qualification pour les championnats d'Europe et du monde de 2020. Des compétitions où elle pourrait représenter la Principauté.

C'est l'histoire d'une jeune fille qui a découvert l'équitation lorsqu'elle n'était encore qu'une toute petite enfant. Emmenée dans un centre équestre alors qu'elle marchait à peine. Accompagnant une maman cavalière désireuse de transmettre sa passion à sa fille. Une quinzaine d'années plus tard, on retrouve cette même demoiselle au sein du Team EFG Monaco. 

Brosse en main, elle prend soin de sa monture, Raya de Galonne, une belle jument à la robe brune. La tendresse du geste s'accompagne d'un regard aussi doux que le visage de l'adolescente. Face à elle, l'équidé n'esquisse pas le moindre mouvement. Se laissant bichonner avant de partir en balade, pour l'entraînement du jour. "Ma mère m'a offert 60% de Raya de Gallone l'an dernier, pour Noël. C'est elle que je monte toujours en course. Un lien particulier s'est créé entre nous, c'est comme un membre de ma famille. C'est quelque chose d'assez fusionnel", glisse Laura Gramaglia.

Une progression rapide

De ses premiers pas sur des poneys à ses débuts sur les chevaux, Laura Gramaglia a toujours marché dans les traces de sa maman. Une passion commune transmise très tôt à la jeune Laura, "car elle en faisait déjà depuis longtemps, donc forcément ça a joué. Et quand on se lance, avoir des parents qui ont touché le domaine de l'équitation leur permet de mieux comprendre le besoin qu'on a d'être avec les chevaux. A contrario, ceux qui ne connaissent pas ça peuvent parfois avoir peur et ont du mal à comprendre ce besoin qu'on a d'être avec eux, donc c'est plus compliqué de leur demander certains sacrifices", précise la cavalière.

Erika Tanaka Csm Equitation 25

Car il faut dire que l'investissement est fort chez la demoiselle. Des séances d'entraînement à cheval au moins deux fois par semaine, en période scolaire, sans compter les séances dédiées au physique afin d'être prête pour les longues échéances qui attendent la jeune fille. "Pour la 90 km, la préparation est plus intense. Si le cheval est prêt, de mon côté, physiquement, avant je ne faisais pas forcément de sport en dehors, mais j'ai bien évolué de ce point de vue-là." Une évolution de sa condition physique qui va de pair avec sa progression dans une discipline qu'elle a découverte il y a quelques années. 

"Laura nous a rejoints il y a deux ans car elle était auparavant dans une autre structure d'équitation. Mais depuis qu'elle est là, sa progression a été fulgurante et toutes ses courses se sont soldées par un podium", précise Henry-David Guedj, le Team Manager du Team EFG Monaco. 

Concourir à l'international

Après un premier galop d'essai sur une 90 km fin novembre, Laura va orienter son année 2019 sur la qualification aux championnats d'Europe et du monde prévus en 2020. "Elle y sera surclassée (elle aura 15 ans en janvier 2019) car ces compétitions sont pour les -21 ans, mais elle a de très bonnes aptitudes, elle est douée et dispose d'un très bon cheval, d'autant qu'on pourra également lui mettre d'autres chevaux du Team à disposition", explique Guedj. 

De quoi assurer encore pas mal d'heures à dos de Raya de Gallone pour la demoiselle, qui ne cache pas son plaisir lié à l'endurance. "Ce que j'aime, c'est qu'on est en extérieur, on ne reste pas en carrière à tourner en rond. On sent les chevaux heureux, même si cette discipline n'est pas simple. Quand on est seul en course, il faut avoir du mental, car sans ça on ne tient pas. Il faut aussi faire attention à ne pas se perdre car parfois les flèches de direction sont très petites", glisse-t-elle en riant. 

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